Par la Rédaction

Dans une publication sur sa page Facebook, le journaliste Togolais, Kayven Akamah exprime toute sa frustration par rapport au silence accusateur des premiers responsables de la Confédération Africaine de Football ( CAF), lors de la finale de la 35è édition de la Coupe d’Afrique des Nations CAN Maroc 2025 opposant le Sénégal au Maroc. Une rencontre au cours de laquelle les joueurs sénégalais ont été victimes de plusieurs faits émanant des marocains.
Dans son message, Kayven Akamah demande des explications suite au comportement indécent des dirigeants de l’instance dirigeante du Football africain qui sont restés muets sur les faits anti-jeux subis par les lions de la Téranga. Au même moment, la CAF entreprend de prendre de lourdes sanctions contre le Sénégal et ses joueurs.
Plus loin, le journaliste souligne d’autres incidents majeurs sur lesquels la CAF n’a fait aucun communiqué pour informer et situer le public.
Lire ici le message du journaliste
Il faut qu’on nous explique !
A un moment donné, il faut qu’on nous explique. Il faut qu’on nous explique le comportement de la CAF, qui semble ménager le Fédération Marocaine. Ce dimanche, la finale de la CAN2025 entre le Maroc et le Sénégal a été émaillée d’évènements. C’est un fait. Mais comme le dit un proverbe populaire : il n’y a pas de fumée sans feu. Ce n’est pour justifier le comportement (entre-temps) du Sénégal…mais il faut admettre que ce n’était que l’expression d’un ras-le-bol. L’aboutissement visible d’un malaise bien plus profond. Un sentiment d’injustice, d’impartialité, de suspicions et de soupçons de corruptions. Et qu’à la fin, il faut dire : Stop. Ces incidents survenus à Rabat n’en sont que les conséquences. Nul besoin d’évoquer la mort mystérieuse de journalistes, camerounais et malien. La latitude aux enquêteurs de faire la lumière sur cette affaire. Aussi se raconte-t-il que des joueurs sénégalais auraient été empoisonnés. Passons !
Samuel Eto’o, président de la Fédération Camerounaise, a été suspendu après une altercation avec Ahmed Yahia, président de la Fédération mauritanienne. Mais quand Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération Marocaine s’en est violemment pris à son homologue du Nigéria, Ibrahim Musa Gusau, l’acensant d’injures dignes d’une vulgaire bagarre de rues entre bandes de gangs rivaux, là, rien. Pas de sanctions. Aucune venant de la CAF. Or les témoignages font état d’une vive altercation et le marocain serait le fautif. Selon les informations du journaliste d’investigation Romain_Molina, le marocain aurait perdu son sang-froid au point de tenter d’en découdre avec son homologue nigérian. Et ceci, en pleine séance du comité exécutif.
Tout le monde ou presque est habitué à l’usage des lasers pour perturber la vision des goals et joueurs lors des coups de pieds arrêtes, tirs aux buts etc. Mais que des stadiers, des ramasseurs de balles et joueurs s’en prennent aux serviettes des gardiens de buts…en pleine rencontre sans que la CAF, pourtant organisatrice de la CAN, ne dise mot. Elle est muette comme du marbre. Il faut qu’on nous explique. Même pas un semblant de communiqué. Rien. Nada. Alors on se pose des questions : On sanctionne Eto’o et on ménage Lekjaa. Pourquoi cette justice à mesure variable? Il faut qu’on nous explique.
Un coup d’œil dans le retro…un petit tour dans l’histoire vite fait. À la fin de la CAN féminine organisée au Maroc, le président de la FRMF s’en était déjà pris ouvertement aux arbitres, les injuriant et les menaçant. Qui s’en souvient? Il n’y a eu ni enquête ni condamnation. Plutôt, c’est l’ivoirien Noumandiez_Doué, alors président de la Commission d’arbitrage de la CAF qui en a payé le lourd tribut recevant sa dose d’attaques verbales de la part de Lekjaa. La suite on la connaît. Doué, licencié. On nous parle aujourd’hui d’une prochaine saisine de la #FIFA contre le Sénégal, son staff et quelques joueurs…Pape Thiaw en tête de lice. Mais la CAF dit rien par rapport à la « Serviette gate », aux accrochages entre forces de l’ordre et supporters sénégalais. Et l’arbitre, qu’a-t-il fait? Rien. Lui, on le suspend pas? On le vire pas? A un moment donné, il faut qu’on nous explique. Et à Abidjan, on dira CAF, faut te revoir !


