Par la Rédaction
Ce 12 août 2025, l’association Solidarité pour l’épanouissement des femmes commerçantes du Togo (SEFECTO) a tenu sa 6è assemblée générale ordinaire. Placés sous le thème : “Améliorer les conditions de revenu et d’autonomie par la formation à la transformation et la commercialisation des produits locaux”, un thème évocateur qui amène les membres et responsables de l’association a dressé un bilan de la situation des femmes commerçantes. Un bilan qui interpellent plus d’un.

Parti d’un constat alarmant selon lequel les femmes commerçantes au Togo font face à une crise majeure : crédits accessibles mais avec des taux élevés (au vu de la situation), délais serrés, autonomie compromise, et activités paralysées. En présence des représentants de ses partenaires, des institutions et département ministériels, SEFECTO lance un cri d’alerte :
« Rien ne va ! Nous nous battons, mais les obstacles persistent. Comment parler d’autonomie dans ces conditions ? » une grosse interrogation que pose l’organisation.


Des formations, les membres en ont toujours eu. Mais l’on retient qu‘une formation sans moyens d’accompagnement équivaut à un échec assuré. Le Togo excelle en formations (transformation de produits locaux, agriculture…), mais « à quoi servent-elles sans appui financier et suivi ? ».
Les initiatives s’envolent comme des “feux de paille”. Les femmes plaident pour que des réflexions mènent à des pistes de solutions concrètes: accompagnement durable, matériel, et débouchés commerciaux pour « exporter nos produits finis, plutôt qu’importer ».



Autres enjeux, l’étouffement du commerce local: Taxes élevées, douanes compliquées… La commercialisation des produits locaux peine à décoller. Pourtant, l’économie nationale dépend de leur succès ! » SEFECTO interpelle les autorités pour la réduction de ces barrières, la protection des entrepreneurs, et le soutien à une vraie chaîne de valeur togolaise. L’association propose et lance un appel à l’action.
Parce que SEFECTO représente aujourd’hui un pont entre les femmes et les institutions de Lomé à Cinkassé, nous plaidons pour des crédits adaptés (taux réduits, moratoires); des formations utiles avec des moyens pour agir et insuffler le changement tant souhaité; un marché local boosté moins de taxes, plus de débouchés.
A l’issue des discussions, la directrice exécutive a montré sa gratitude aux institutions et départements ministériels qui continuent de les soutenir et ont honoré de leur présence à nos côtés pour cette énième rassemblement.


