Togo/ Trafic d’armes à la frontière Togo-Bénin : un convoyeur togolais dans le viseur de la justice
Par la rédaction
Dans la nuit du 4 au 5 septembre 2022, un réseau de trafiquants d’armes à feu a été démasqué à la frontière entre le Togo et le Bénin. Au cœur de cette affaire, un convoyeur de la compagnie Chisco, nommé Mama Arafat. Le principal cerveau à en croire les autorités policières, est soupçonné d’avoir facilité l’infiltration d’armes sur le territoire togolais, en complicité avec un ressortissant nigérian.
Les services de sécurité togolais ont donc immédiatement enclenché une opération de démantèlement de la contrebande d’armes à feu à la frontière de Hilla-Condji, dans la nuit du 4 au 5 septembre 2022. Selon les premiers éléments de l’enquête, le principal suspect serait Mama Arafat, convoyeur au sein de la compagnie de transport Chisco, bien connu des usagers de l’axe Cotonou–Lomé.
Les autorités affirment que ce dernier aurait agi en complicité avec un certain Yetunde Isaac, de nationalité nigériane, pour faire entrer illicitement plusieurs armes sur le territoire togolais. L’opération aurait été minutieusement préparée, profitant de la fluidité nocturne du trafic transfrontalier.
Alertées par des informations confidentielles, les forces de sécurité ont intercepté le convoi suspect et procédé à l’arrestation du Nigérian Itunde Isaac, tandis que Mama Arafat a pris la fuite. Les premiers interrogatoires de son complice arrêté ont permis de confirmer la participation active du convoyeur togolais dans cette tentative d’infiltration d’armes.
Face à la gravité des faits, un mandat d’arrêt a été émis contre le sieur Mama Arafat, tandis qu’une enquête judiciaire a été ouverte pour démanteler le réseau et identifier d’éventuelles ramifications dans la sous-région.
Les autorités togolaises, tout en saluant la vigilance des forces de sécurité, rappellent leur détermination à lutter contre toute forme de criminalité transfrontalière, notamment le trafic d’armes, souvent lié à des activités terroristes dans la région ouest-africaine.
Rappelons que la police togolaise est active ces derniers temps aux postes frontaliers parfois grâce à la complicité des populations pour tenter de mettre hors d’état de nuire les malfrats de tout genre.

