Togo/ 1er Mai 2026: Ces doléances chères au SYNBANK et au SYNASSUR
Par Freddy Roger Amegnignon
Ce vendredi 1er mai 2026, les employés des banques et assurances n’ont pas manqué à la tradition. Ils ont pris d’assaut les rues de Lomé. Entre slogans, révendications et plaidoyers, le SYNBANK et le SYNASSUR ont de nouveau interpellé le patronat et les autorités publiques sur la précarité de l’emploi, l’intérim abusif et l’application des engagements sociaux. Le dossier Sunu Bank s’est également invité dans la célébration.
À l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, le Syndicat des employés et cadres des banques et établissements financiers du Togo (SYNBANK) et le Syndicat national des employés et cadres des assurances (SYNASSUR) ont consacré une bonne partie de la célébration en une tribune révendicative, de doléances et de plaidoyers.
Placée sous le thème « Dialogue social et travail décent, des facteurs de paix, de cohésion nationale et de développement », l’édition 2026 a été marquée par une marche symbolique. Parti du siège de « Oragroup » à Assivito (Lomé), le cortège a sillonné le rond-point Agbadahonou, la rue CCT-Batimat, le carrefour de l’hôtel Palm Beach et la rue de l’hôtel du Golfe, avant de chuter au siège de BIA Togo pour les allocutions officielles. Prenant la parole, le secrétaire général du SYNBANK, Awoula Yati Baba, a galvanisé les travailleurs de son ressort, souvent menacés de licenciements dans un secteur où les défis restent toujours nombreux.
« Un coup isolé n’arrête jamais le combat », a-t-il lancé dès l’entame de son discours, avant de réaffirmer l’engagement et la détermination des employés à contribuer activement au développement du secteur financier et du pays.
Le responsable syndical a pointé du doigt le recours croissant aux contrats d’intérim, jugés précaires et peu protecteurs. Selon lui, ces pratiques fragilisent les conditions d’emploi et ne garantissent pas suffisamment la confidentialité des informations financières. Il a également plaidé pour la création d’un fonds commun dédié au renforcement des capacités des employés, et pour une application stricte des dispositions légales relatives aux cotisations de l’Assurance maladie universelle (AMU). Ces doléances à l’en croire, rejoignent le cahier de revendications présenté ce 1er mai par les centrales syndicales, qui exigent le rétablissement du dialogue social et la reconnaissance effective des syndicats comme organisations d’utilité publique, dotées des moyens nécessaires à leurs missions. Abordant la crise qui secoue Sunu Bank, Awoula Yati Baba s’est voulu rassurant. « Nous osons croire que des dispositions sont en train d’être prises. C’est pour cela que nous vous renvoyons à l’arrêté des comptes, là où nous allons encore poser des actions en faveur des dirigeants et des gouvernants », a-t-il déclaré, laissant entrevoir de nouvelles initiatives pour un dénouement heureux de la crise.
Pour sa part , le secrétaire général de SYNASSUR, Rico Mabudu a invité les travailleurs à plus de responsabilité, de professionalisme, et au respect des règles d’éthique qui encadrent le secteur financier dans notre pays.

De son côté, le président de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (APBEF-Togo), représentant du patronat, Guy-Martial Awona a présenté les grands défis auxquels est confronté le secteur bancaire, entres autres les effets de l’inflation liés aux fluctuations des marchés internationaux et à la montée de la cybercriminalité et les difficultés de financement de l’économie, notamment dans le secteur de l’agriculture et des PME.

Il faut rappeler que par cette sortie, SYNBANK et SYNASSUR réaffirment leur volonté et engagement de faire du dialogue social un rempart contre la précarité et un levier pour assainir l’un des secteurs les plus stratégiques de l’économie togolaise.

