Par Freddy Roger Amegnignon
Réuni à Yaoundé ce samedi 26 juillet 2025 pour sa 3è session, le Conseil Electoral du Cameroun (ELECAM) a validé la liste définitive des candidats pour l’élection présidentielle prévue le 12 octobre 2025.
Au total, treize personnalités politiques ont été retenues, dont le président sortant Paul Biya, candidat à sa propre succession, au pouvoir depuis 42 ans. Son principal challenger Maurice Kamto, est exclu de la course.
Au cours de la rencontre, le Conseil électoral du Cameroun a statué à l’unanimité sur les dossiers jugés conformes à la loi électorale. Cette décision officialise une compétition électorale inédite par sa diversité, confirmant notamment la participation de figures majeures comme Paul Biya, du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), Bello Bouba Maigari (Union nationale pour la démocratie et le progrès, UNDP), Joshua Osih Nambangi (Social Democratic Front, SDF), Cabral Libii (Parti camerounais pour la réconciliation nationale, PCRN) ou encore Akere Muna (UNIVERS).
Cette annonce d’ELECAM intervient deux semaines après que Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, a officiellement déclaré sa candidature. Dans un message diffusé le 13 juillet dernier il affirmait :
« Je suis candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Ma détermination à vous servir est à la mesure de l’acuité des défis auxquels nous sommes confrontés. Le meilleur reste à venir. »
Le président camerounais a justifié sa décision par les « attentes pressantes » exprimées par les populations et la diaspora, réaffirmant que la sécurité et le bien-être des Camerounais restent sa « mission sacrée ». Par décret signé le 11 juillet, il avait convoqué le corps électoral pour ce scrutin.
La campagne électorale s’ouvrira dans les prochaines semaines, selon le calendrier établi par ELECAM. Le scrutin s’annonce comme un test majeur de stabilité et de gouvernance pour le pays.
La candidature du principal opposant Maurice Kamto, principal adversaire de Paul Biya, arrivé 2em lors de la présidentielle de 2018 a été invalidée par l’organe en charge des élections pour la simple raison que son parti le MRC ne dispose pas d’élus locaux. Toute tentative de contourner cette exigence du code électoral était restée vaine.

