Par la Rédaction

Au Togo, le Centre d’Ecoute d’Accompagnement et de Soins Medico -Sociaux (CEA SMS) La Famille s’engage à renforcer les connaissances des populations communautaires de Sanguera (nord-ouest de Lomé) sur les violences basées sur le genre (VBG) afin de contribuer à une nette réduction des violences conjugales. L’initiative s’inscrit dans le cadre des « 16 jours d’activisme contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) » 2025 qui ont lieu du 25 novembre au 10 décembre.
Alors qu’au niveau mondial, l’édition de cette année est axée sur le thème principal « TOUS UNIS pour mettre fin à la violence numérique contre les femmes et les filles », localement l’association a mené une serié d’activité sur le thème “Comment prévenir les violences conjugales pour une paix durable dans nos foyers et nos communautés”. Près d’une cent personnes ont été réunies pour discuter de ce sujet d’une importance capitale.
Une séance de causerie éducative, animée par Mme ATAYI Akoko épse KPAKPO, la présidente du CEA- SMS “la famille” s’est tenue le 24 novembre 2025, à l’endroit de plus de cinquante participants – apprentis du corps mélangé de la chambre communale de métier (CM – CCOM6) et leurs patronnes/patrons.
Le second jour, 25 novembre 2025, une séance de sensibilisation a été organisée à l’endroit des bénéficiaires de la microfinance d’Assilassimé, toujours sur le même thème. Ils sont plus de trente personnes (femmes et hommes) à prendre part à cette séance au siège du CEA SMS la famille.


Les discussions interactive ont porté sur ce qu’il faut faire en prévention ainsi que l’évaluation des causes effets et conséquences sans pour autant négliger les approches de solutions.
Au fil des discussions, il ressort que beaucoup de facteurs favorisent les violences conjugales. Entre autres, la tradition locale, l’imitation du modèle parental, la consommation abusive de l’alcool, les soupçons d’infidélité, les responsabilités ménagères et reproductives attribuées exclusivement à la ferme communication difficile dans le couple, un refus de rapport sexuel par la femme ou par l’homme ; monopole du mari sur la prise de décision.
Ces facteurs engendrent des conséquences diverses. Sur le plan psychologique (peur, perte de dignité, dépression, etc…) physique (blessures ; fracture ; hypertension artérielle ; douleur chronique, etc…) et sociales (isolement, pression familiale, absentéisme au service, etc). Ces violences ont également des conséquences sur les enfants aussi (peur, agressivité, absentéisme à l’école, etc.
“Pour prévenir ces violences conjugales il faut le respect mutuel, l’autonomie économique de la femme, la gestion du budget du ménage à deux, accès à la formation pour la femme, la communication entre les deux ; partage des tâches ménagères, reproductives ; échange sur le projet de naissance”, souligne la présidente du CEASMS La Famille.


La présidente du CEA – SMS La Famille notamment rappelé la loi du 28 novembre 2022 (contre les violences sexuelles) qui prévoit des sanctions contre les agresseurs et code pénal du Togo qui prévoit dans son article 49 la peine qui pourra aller à 20 ans si les coups mortels ont été données avec armes ou ont été portés de concert par plusieurs sur une seule victime.
“Quelque soit la situation dans le couple, il faut toujours essayer de dissiper les incompréhensions, les tensions et les malentendus par le dialogue. Le pardon, le dialogue et l‘amour peuvent permettre que la paix soit durable dans le foyer et donc dans la communauté”, conclut Mme ATAYI Akoko épse KPAKPO.


