Togo/Projet VFDM: Etape décisive de Lomé, pour la prévention des sécheresses et inondations dans le Bassin de la Volta

ABV, GWP-AO, OMM

Julien EVEGNON
By Julien EVEGNON 5 Min Read
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Togo/Projet VFDM: Etape décisive de Lomé, pour la prévention des sécheresses et inondations dans le Bassin de la Volta

Par la rédaction

Dans le cadre du projet « Volta Flood and Drought Management (VFDM), un atelier régional se tient à Lomé les 13 et 14 mai 2024. Objectif: renforcer la résilience à travers des politiques, des plans et des directives de réduction adaptés aux niveaux local, national et transfrontalier dans le Bassin de la Volta.

Ledit atelier est intitulé : « Intégrer la gestion des inondations et de la sécheresse et de l’alerte précoce pour l’adaptation au changement climatique dans le bassin de la Volta ».

Au cours de cette rencontre, les participants devront faire le point des avancées et des défis relevant de la mise en œuvre du projet. Et d’ores et déjà des résultats satisfaisants sont ressassés. Au rang desquels la mise au point de la « Voltalarm ».

“Au regard des changements climatiques à l’instar des inondations et de la sécheresse, il urge de mettre en place un produit phare intitulé Volta-Alarm. C’est une plateforme informatique et un logiciel de prévision des inondations et de la sécheresse dans le bassin de la volta. Cet outil est déjà opérationnel. Il  permet au niveau régional de sortir un bulletin d’alerte en cas d’extrême climatique”, a laissé entendre Robert Yaovi DESSOUASSI, Directeur Exécutif de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV).

C’était le lieu de mettre un accent particulier sur le renforcement des capacités des fournisseurs des services hydrométéorologiques, de protection civile et autres acteurs concernés des six pays qui ont en partage le Bassin de la Volta, à savoir: le Bénin, le Mali, le Burkina-Faso, la Côte-d’Ivoire le Ghana et le Togo.

Dans son discours de lancement officiel des travaux, le Directeur de Cabinet, Affo Boni ADJAMA, représentant le ministre de l’eau et de l’hydraulique villageoise, a déclaré : “Depuis le lancement du projet en 2019, il est temps de relever d’importants acquis réalisés notamment face à la lutte contre ces extrêmes que sont la sécheresse et l’inondation qui réduisent les efforts de nos communautés. Ainsi, Nous devons adopter des résolutions durables dans la gestion des ressources en eau du Bassin de la Volta, afin de lutter efficacement contre les effets néfastes des changements climatiques. L’appel est donc lancé aux partenaires techniques et financiers dans l’optique d’atteindre un développement intégré et paisible au sein du bassin”.

Spécifiquement, cet atelier a pour but de faire la revue des politiques, des plans et des directrices de la Gestion intégrée des Risques de l’Inondation et de la Sécheresse (GIRIS) et d’ACC ainsi que de leur mise en œuvre au niveau local, national et transfrontalier dans le Bassin de la Volta, en partant des résultats des missions nationales et régionales.

Par ailleurs, il sera question de définir des actions à mettre en œuvre pour assurer la prise en compte des retours des acteurs locaux et nationaux dans le processus d’élaboration, d’actualisation et de mise en œuvre des politiques. Des plans et des directives de GIRIS et d’ACC aux niveaux local, national et transfrontalier dans le Bassin de la Volta.

C’est aussi l’occasion d’analyser et proposer des améliorations à apporter aux mécanismes existants de coordination et de collaboration institutionnelles pour une mise en œuvre effective et efficiente des politiques, des plans et des directives de RRC et d’ACC aux niveau local, national et transfrontalier au sein de l’ABV.

Pour Kocou Armand HOUANYE, Secrétaire Exécutif du Partenariat Mondial de l’Eau pour l’Afrique de l’Ouest (GWP-AO) : “Cet atelier régional a pour but de faire la revue de la politique, du plan et des directives de gestion des risques des inondations et des sécheresses dans le Bassin de la Volta. Dans le cadre du projet, des résultats produits nous ont permis de comprendre ce que vivent les populations face à ces fléaux et de définir des projections et des interventions appropriées pour réduire les impacts négatifs de ces risques sur les populations du bassin”.

Pour rappel, lancé en 2019 en Côte-d’Ivoire à hauteur de 8millions de dollars, le projet VFDM prend fin en juin 2024. Il est mis en œuvre par le consortium l’ABV, le GWP-AO et l’OMM.

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