Par la Rédaction
Les autorités tanzaniennes ont considérablement renforcé les mesures de sécurité à Dar es Salaam à quelques jours des manifestations annoncées pour le 7 juillet. Des unités de police, appuyées par des canons à eau, ont été déployées aux principaux carrefours, aux abords des bâtiments publics et autour du parc des expositions qui accueillera la Foire internationale de Dar es Salaam (DITF), organisée le même jour.
Les rassemblements ont été lancés par des organisations de la société civile et des partis d’opposition. Les manifestants réclament notamment une enquête indépendante sur les violences qui ont suivi les élections générales de 2025, ainsi que la libération de plusieurs figures de l’opposition et l’ouverture de réformes politiques et électorales.
Face à cette mobilisation, le gouvernement affiche une position ferme. Les autorités ont interdit les rassemblements politiques avant le 7 juillet, invoquant des impératifs de maintien de l’ordre public. Une décision dénoncée par l’opposition, qui y voit une atteinte aux libertés publiques et au droit de manifester.
Cette vigilance s’explique également par le souvenir encore vif des violences post-électorales de 2025. Si la commission d’enquête gouvernementale fait état de plus de 500 morts, l’opposition, plusieurs organisations religieuses et des observateurs internationaux avancent un bilan beaucoup plus lourd. Les autorités redoutent que les manifestations prévues à l’occasion de Saba Saba, journée symbolique de la vie politique tanzanienne, ne ravivent les tensions dans la capitale économique du pays.
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