Togo/ L’UFC entre héritage de l’Ablodé et renouvellement: Sena Alipui prend du galon
Par la rédaction
L’Union des forces de changement (UFC) ouvre une nouvelle page de son histoire avec l’élection de Sena Alipui comme premier vice-président. En congrès extraordinaire ce samedi 8 août 2026, l’UFC entend renforcer son organisation et préciser son rôle dans la nouvelle configuration politique du Togo. Sena Alipui se voit confier la responsabilité de premier vice-président du parti fondé par Gilchrist Olympio.
Ladite formation politique entend ainsi ouvrir une nouvelle page de son histoire. Responsables, militants et sympathisants du parti ont engagé une réflexion sur l’avenir de leur formation politique dans le contexte de la Ve République.
En toile de fond de ce rendez-vous politique, figure le renouvellement des instances dirigeantes et la redéfinition du rôle de l’UFC dans le paysage politique togolais. À l’issue des travaux, Sena Alipui a été élu premier vice-président de l’UFC, une responsabilité qui le place désormais au premier plan de la direction du parti.
Cette élection intervient dans un contexte où l’UFC affiche clairement sa volonté de renforcer son organisation et son implantation sur le territoire national. Dans son discours d’ouverture, la direction du parti a souligné la nécessité de voir émerger « de nouveaux talents, plus de jeunes, plus de femmes, plus de cadres », tout en poursuivant l’institutionnalisation de la formation politique.
De l’Ablodé à un nouveau projet politique
Placé sous le thème « De l’Ablodé à développement harmonieux », le congrès s’inscrit dans la continuité de l’histoire politique de l’UFC, créée le 1er février 1992 autour de l’idéal de l’Ablodé, qui signifie libération en langue éwé. Le parti revendique cet héritage historique tout en affirmant sa volonté de l’adapter aux défis actuels du Togo.
Sous le leadership de son fondateur, Gilchrist Olympio, l’UFC a marqué de son empreinte la vie politique togolaise. Le parti rappelle notamment son engagement en faveur de la paix, de la liberté et de la prospérité, ainsi que l’accord politique signé le 26 mai 2010 avec le pouvoir en place.
Aujourd’hui, l’UFC entend se positionner comme une force politique capable de contribuer au développement du pays tout en conservant son identité politique.
L’UFC revendique le statut de troisième force politique
Le parti met également en avant ses résultats lors des dernières échéances électorales. Selon le discours d’ouverture du congrès, les élections sénatoriales et municipales ont permis à l’UFC de se hisser au troisième rang des forces politiques du Togo, derrière l’UNIR et l’Alliance nationale pour le changement (ANC).
Pour les responsables de l’UFC, cette nouvelle position implique désormais une responsabilité accrue. Le parti entend participer davantage au débat public et formuler des propositions concrètes sur les préoccupations quotidiennes des populations.
Eau, emploi, éducation, électricité, santé, sécurité et salubrité sont ainsi présentés comme les principaux axes autour desquels l’UFC souhaite poursuivre son action en tant que parti d’« opposition constructive ».
Sena Alipui, un nouveau visage au premier plan
L’élection de Sena Alipui au poste de premier vice-président intervient donc à un moment stratégique pour l’UFC. Elle traduit la volonté affichée par la formation politique de préparer la relève et de donner davantage de responsabilités à de nouveaux cadres.
Le nouveau premier vice-président aura notamment pour défi de contribuer au renforcement de l’organisation du parti, à son implantation territoriale et à la mobilisation de ses militants autour de la nouvelle feuille de route issue du congrès.
Au-delà de la désignation des nouveaux responsables, ce congrès extraordinaire se veut ainsi un rendez-vous de repositionnement politique. La direction de l’UFC entend sortir de ces assises avec une feuille de route destinée à optimiser son action politique.
Une nouvelle étape pour l’UFC
Après plus de trois décennies de présence dans la vie politique togolaise, l’UFC se trouve à un tournant. Le parti fondé en 1992 entend préserver son héritage tout en renouvelant ses cadres et son discours afin de mieux répondre aux enjeux de la Ve République.
L’élection de Sena Alipui comme premier vice-président constitue, dans cette perspective, l’un des principaux marqueurs de ce congrès extraordinaire.
L’UFC veut désormais se présenter comme une formation politique davantage structurée, implantée et tournée vers les préoccupations des Togolais, avec l’ambition de contribuer à la construction d’un Togo de paix, de solidarité et de prospérité.
Le congrès du 8 août 2026 devrait ainsi marquer le début d’une nouvelle séquence dans l’histoire de l’UFC, entre fidélité à l’héritage de l’Ablodé et volonté de renouvellement de son leadership.



