Par la Rédaction
Dans un monde où l’actualité publique est saturée par des scandales financiers, de crises de gouvernance et de méfiance envers les institutions, une initiative togolaise tente un pari audacieux. Il s’agit du projet « Ŋukeklẽ – Chroniques mondiales de l’éthique » qui fait le pari de réconcilier la technologie de pointe avec les valeurs fondamentales d’intégrité.
L’initiative est portée par Leading Ethics Lab (LEL), une structure basée à Lomé au Togo avec des acteurs un peu partout dans le monde. Le projet Ŋukeklẽ utilise le storytelling et l’intelligence artificielle pour remettre les valeurs d’éthique et d’intégrité au cœur des consciences citoyennes et dans le fil d’actualité des téléphones des jeunes. À travers cette innovation, Leading Ethics Lab ne cherche pas seulement à dénoncer les dérives. L’organisation veut surtout raconter l’éthique autrement.
Quand l’histoire devient un outil de sensibilisation
Parti d’un simple constat: les débats sur la corruption restent souvent techniques, institutionnels et éloignés des réalités vécues par les jeunes. Pourtant, derrière chaque scandale se cachent des conséquences humaines profondes. L’on assiste à l’affaiblissement des services publics, le renforcement des inégalités, des opportunités perdues, un déficit de confiance, etc…
Face à cette réalité, Ŋukeklẽ, un terme issu de l’éwé, langue locale togolaise, désignant l’empressement ou le désir excessif pour ce qui ne nous appartient pas, s’inscrit dans une logique de mémoire et de transmission des leçons de l’histoire, à travers une approche narrative innovante.
La chronique Ŋukeklẽ – Chroniques mondiales de l’éthique vise à ramener dans le fil d’actualité des jeunes sur les réseaux sociaux les problématiques de recevabilité et la culture d’intégrité. Elle ambitionne transformer des faits réels liés à la corruption ou au courage d’intégrité en outils de transmission, de réflexion et d’engagement citoyen à travers la production des contenus de sensibilisation.
Chaque épisode raconte un fait historique unique, une affaire documentée, une décision judiciaire ou institutionnelle, et une leçon éthique destinée aux jeunes générations sont parcourus. L’objectif de Ŋukeklẽ n’est pas de moraliser, mais de faire réfléchir.
« Utiliser l’intelligence artificielle pour combattre la corruption peut sembler paradoxal : opposer l’une des inventions les plus modernes de l’humanité à l’un de ses plus anciens maux. Pourtant, c’est précisément cette rencontre entre innovation technologique et conscience éthique que tente aujourd’hui d’incarner Leading Ethics Lab. » déclare le Team Lead et Co-founder Roger Kodzo KLOMEGAH de Leading Ethics Lab.
L’IA au service de la lutte contre la corruption
L’une des dimensions les plus innovantes du projet réside dans la totale utilisation de l’intelligence artificielle. Cette technologie est utilisée pour générer les Scripts narratifs, génération d’illustrations, animation, conception sonore, optimisation visuelle. L’IA devient ici un outil de production créative au service de l’éducation citoyenne et de la sensibilisation à la corruption.
Mais au-delà de la technologie, l’objectif est profondément humain : rendre compréhensibles des sujets complexes et replacer les enjeux d’intégrité dans le quotidien des citoyens.
Grâce à cette approche, des affaires historiques de corruption, de détournement ou d’abus de pouvoir deviennent des récits visuels accessibles, émotionnels et pédagogiques.
Raconter aussi les figures d’intégrité
Au-delà de la dénonciation des pratiques de corruption, Ŋukeklẽ choisit également de mettre en avant une autre facette souvent moins visible des récits de gouvernance : celle des femmes et des hommes qui ont incarné l’intégrité dans des contextes marqués par les pressions politiques, économiques ou institutionnelles.
C’est notamment le cas de l’histoire du jeune fonctionnaire congolais Floribert Bwana Chui Bin Kositi, devenu un symbole de courage éthique après avoir refusé de céder à la corruption dans l’exercice de ses fonctions. Son engagement en faveur de l’intégrité lui coûtera la vie, faisant de son parcours l’un des récits les plus marquants de résistance morale sur le continent africain.
À travers ses chroniques, le projet valorise ainsi des parcours de courage moral, de responsabilité et de leadership éthique, portés par des personnalités ayant fait le choix de la droiture malgré les risques et les sacrifices.
Cette approche repose sur une conviction forte : les sociétés ne peuvent construire une culture durable de l’intégrité en se limitant à exposer les dérives. Elles ont également besoin de rendre visibles les modèles positifs susceptibles d’inspirer les jeunes générations.
Une initiative pensée pour les jeunes Africains
Le projet cible principalement les jeunes internautes, les mouvements de jeunesse, les acteurs de la société civile, et les citoyens intéressés par les questions de gouvernance, d’éthique et de justice sociale.
À travers un langage simple, une forte dimension émotionnelle et des formats courts adaptés aux usages numériques, Leading Ethics Lab cherche à reconnecter les jeunes aux enjeux d’intégrité publique.
Pour rappel, Leading Ethics Lab est un cadre d’innovation, de réflexion et d’action, conçu par des jeunes Togolais aux expertises diverses, couvrant plusieurs disciplines et s’étendant à différents contextes internationaux et géographiques. Elle est dédiée à la diffusion des principes éthiques dans les sphères publique, privée et communautaire. Fidèle à sa vision de « donner des ailes à l’éthique en Afrique », LEL s’engage à faire de l’intégrité non seulement une valeur, mais un levier de transformation sociale durable.
Où suivre les chroniques de Leading Ethics Lab ?
Les chroniques sont disponibles sur les différentes plateformes numériques de Leading Ethics Lab : TikTok de Leading Ethics Lab ; LinkedIn de Leading Ethics Lab ; Facebook de Leading Ethics Lab ; YouTube de Leading Ethics Lab ; X (Twitter) de Leading Ethics Lab ; Instagram de Leading Ethics Lab.
À travers ces plateformes, l’organisation entend construire une mémoire collective de l’éthique et rappeler qu’au-delà des scandales, l’intégrité reste possible, nécessaire et profondément transformative.

