La Rédaction
Une semaine après le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les 48 équipes engagées ont désormais disputé leur premier match. Cette première journée de compétition offre déjà plusieurs enseignements sur les forces en présence, les ambitions des favoris et les surprises susceptibles de marquer le tournoi.
Les grandes nations ont assumé leur statut
Parmi les principaux prétendants au titre, plusieurs sélections ont envoyé un signal fort dès leur entrée en lice. L’Argentine conduit par un Lionel Messi au sommet de son art a parfaitement maîtrisé son sujet en dominant l’Algérie (3-0) avec un triplé du ballon d’or argentin. Les argentins démontrent ainsi une solidité défensive et une efficacité offensive qui confirment son statut de favorite. La France a également répondu aux attentes en s’imposant 3-1 face au Sénégal, grâce à un doublé de Kylian Mbappe et une prestation collective convaincante.
L’Angleterre, conduit par Harry Kane, Bellingham et Marcus Rashford, a offert l’un des spectacles les plus séduisants de cette première journée avec une victoire 4-2 contre la Croatie. Les Three Lions ont affiché une grande qualité offensive tout en laissant apparaître quelques fragilités défensives qui pourraient devenir problématiques face à des adversaires plus redoutables.
L’Allemagne, de son côté, a réalisé la démonstration la plus impressionnante en infligeant un sévère 7-1 à Curaçao, confirmant ses ambitions dans cette édition élargie du tournoi. Un score qui rappelle la domination des allemands face à l’équipe brésilienne en demi-finale du mondial 2014.
Des favoris bousculés dès leur entrée
Tous les prétendants n’ont toutefois pas connu une entrée aussi sereine. Le Brésil a été tenu en échec par le Maroc (1-1), dans une rencontre où les lions de l’Atlas ont fait preuve d’une remarquable organisation tactique. Même scénario pour l’Espagne, incapable de trouver la faille contre le Cap-Vert (0-0). Les capverdiens qui ont démontré une détermination et une efficacité pour leur première participation à une phase de coupe du monde.
La Belgique a également été freinée par l’Égypte (1-1). Le Portugal de son côté a partagé les points avec la RD Congo (1-1). Cristiano Ronaldo qui demeure toujours muet malgré sa sixième participation en coupe du monde. Ces résultats rappellent que l’écart entre les nations historiques et les sélections émergentes tend à se réduire.
Les outsiders saisissent leur chance
L’une des tendances majeures de cette première journée est la compétitivité des équipes considérées comme outsiders.
La Norvège a frappé fort en dominant l’Irak 4-1. Le Maroc a confirmé sa progression observée ces dernières années en tenant tête au Brésil. Le Cap-Vert, l’Égypte et la RD Congo ont également démontré leur capacité à rivaliser avec des adversaires réputés supérieurs.
La Côte d’Ivoire et le Ghana ont respectivement dominé l’Equateur et le Panama sur un score de 1-0, offrant ainsi deux précieuses victoires à l’Afrique lors de cette première journée. Cette densité accrue du niveau général constitue l’un des effets les plus visibles du nouveau format à 48 équipes.
Les premiers résultats suggèrent que cette Coupe du monde pourrait être plus imprévisible que les précédentes éditions. Si les grandes nations demeurent les principales candidates au sacre, plusieurs sélections intermédiaires semblent capables de bouleverser la hiérarchie.
Le nouveau format favorise également les surprises puisque les meilleurs troisièmes accéderont aux seizièmes de finale. Cette configuration maintient davantage d’équipes en course et promet une phase de groupes particulièrement disputée.
Ce qu’il faudra surveiller
Les deuxièmes matchs de groupe seront déterminants pour plusieurs favoris qui ont laissé des points en route. Le Brésil, l’Espagne, la Belgique et le Portugal devront réagir rapidement afin d’éviter toute mauvaise surprise.
À l’inverse, les équipes ayant créé la sensation lors de cette première journée auront l’occasion de transformer leurs performances prometteuses en véritables candidatures pour les phases à élimination directe.
Une chose est déjà certaine, cette coupe du monde 2026 a démarré sur des bases extrêmement compétitives et pourrait réserver bien des rebondissements.

