Par la Rédaction
La justice sud-africaine a rejeté jeudi la demande de remise en liberté sous caution de l’activiste panafricaniste Kemi Seba, estimant qu’il existait un risque de fuite. Cette décision prolonge son maintien en détention jusqu’au 14 juillet prochain, date à laquelle les autorités judiciaires examineront la demande d’extradition introduite par le Bénin.
Originaire du Bénin, Kemi Seba, de son vrai nom Gilles Robert Capo Chichi, est visé par des poursuites dans son pays natal. Les autorités béninoises l’accusent notamment d’incitation à la violence et de blanchiment d’argent à la suite de ses prises de position liées à la tentative de coup d’État déjouée en décembre 2025.
Une procédure centrée, pour l’instant, sur l’immigration
À ce stade, la justice sud-africaine ne se prononce pas encore sur le fond des accusations portées par le Bénin. Les audiences en cours portent essentiellement sur des questions liées à l’immigration.
Kemi Seba et son fils avaient été interpellés le 13 avril alors qu’ils tentaient de quitter l’Afrique du Sud en direction du Zimbabwe. Les autorités leur reprochent d’avoir voyagé avec des visas expirés, malgré la détention par l’activiste d’un passeport diplomatique nigérien.
Les circonstances de ce déplacement continuent d’alimenter les investigations menées par les autorités judiciaires sud-africaines. Les magistrats cherchent notamment à déterminer les raisons de ce voyage ainsi que les conditions dans lesquelles il a été préparé.
Un troisième suspect dans le viseur de la justice
L’affaire implique également un ressortissant sud-africain, François Van der Merwe, présenté comme un proche collaborateur de Kemi Seba. Les enquêteurs l’accusent d’avoir reçu des fonds en provenance de Moscou afin de soutenir les activités de l’activiste sur le territoire sud-africain.
Ces éléments font désormais partie des investigations en cours et pourraient peser dans l’appréciation globale du dossier par les autorités compétentes.
Une décision attendue le 14 juillet
Le maintien en détention de Kemi Seba marque une nouvelle étape dans une affaire qui suscite une forte attention médiatique aussi bien en Afrique de l’Ouest qu’en Afrique australe.
Le 14 juillet prochain, la justice sud-africaine devra examiner la demande d’extradition formulée par le Bénin. Cette audience pourrait être déterminante pour l’avenir judiciaire de l’activiste, dont les soutiens dénoncent une procédure à caractère politique, tandis que les autorités béninoises défendent une démarche fondée sur des considérations judiciaires.
D’ici là, Kemi Seba restera détenu en Afrique du Sud, dans l’attente des prochaines décisions des tribunaux sud-africains.
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