Togo/ Zio 1 et Vo2 : JVE opte pour le reboisement des mangroves
Par la rédaction
L’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) ne badine pas avec la lutte contre le changement climatique. Finis les discours, place aux actions concrètes sur le terrain. Samedi 21 février 2026, l’organisation a donné rendez-vous à ses membres et populations, épris de la cause climatique dans les communes de Zio 1 et Vo2. Localités choisies, Abobo Kpoguédé dans le Zio et Agbanto Kopé dans le Vo2 pour une opération de reboisement de plants de mangrove. Ladite action intervient en marge de la Journée mondiale des zones humides, célébrée chaque 02 février.
A en croire l’organisation, tout est parti d’un constat sans appel: ‘‘les missions de suivi effectuées à Agbanto Kopé et Abobo Kpoguédé ont révélé une mortalité partielle des plants, principalement causée par la force des vagues, les perturbations liées aux activités humaines (pêche, jeux d’enfants) et l’absence d’un dispositif communautaire structuré de surveillance. Par ailleurs, certains espaces favorables à la mangrove restent non reboisés’’, note JVE.
Le choix de ces deux localités et le type de reboisement ne sont pas anodins : ‘‘les zones humides notamment les mangroves jouent un rôle stratégique dans l’écosystème marin. Entre autres, elles filtrent les polluants avant qu’ils n’atteignent l’océan, elles protègent le littoral contre les érosions et les tempêtes. En outre, elles capturent et stockent le carbone contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique. Au regard de l’importance de ces zones, il était important pour nous à la JVE de les reboiser et les protéger’’, a laissé entendre Philippe AKUE-ABOSSE, Responsable communication et climat et résilience communautaire à l’ONG JVE.
Concrètement, il s’est agi de reboiser ce samedi-là 1000 plants, puis par la suite 5 000 jeunes plants de mangroves notamment les variétés suivantes : Rhizophora (palétuvier rouge) et Laguncularia racemosa (palétuvier blanc). Cette action pour sa pérennité, nécessite l’implication et l’accompagnement des populations locales, bénéficiaires. Et justement sur place, on a procédé à la mise en place de comités locaux de gestion des mangroves, composés de leaders communautaires, pêcheurs, femmes et jeunes.
Tout cela s’est déroulé avec la participation actives d’autres acteurs de la société civile actives dans les régions concernées, les mairies, les élèves, les autorités administratives ministérielles et traditionnelles, ainsi que les groupes communautaires riverains.

Notons qu’au delà de cette activité de terrain, le projet entend faire usage des supports de communications sur les réseaux sociaux pour continuer à sensibiliser les différentes parties prenantes. Pour l’ONG JVE, il ne peut y avoir un meilleur lancement des 25 années d’existence de l’organisation.

