Togo/Paralysie dans le secteur banque et assurance: le SYNBANK et le SYNASSUR optent pour la grève
Par la rédaction
Ce qui devrait arriver, arriva ! Malgré la médiation du gouvernement pour tenter de sauver ce qui peut l’être, rien n’y fit. Le SYNASSUR (Syndicat des Employés et Cadres des Assurances du Togo) et le SYNBANK( Syndicat des Employés et Cadres des Banques, des Etablissements Financiers et des Assurances du Togo) ont finalement dû avoir recours à la grève pour mieux se faire entendre. Ce mercredi 24 septembre 2025 au siège du SYNBANK à Lomé, les deux organisations et leurs syndiqués ont lancé une grève sèche de 3 jours d’affilé pour montrer leur mécontentement vis-à-vis de leurs employeurs. Et au soir de la première journée de cessation de travail, le mot d’ordre selon les organisateurs est observé à plus de 70%.
Une grève qui ne devrait même pas inclure le service minimum: « la question du service minimum ne peut être imposée unilatéralement par la Direction. Elle doit faire l’objet d’un accord avec l’organe syndical qui a lancé le mouvement », ont martelé les deux organisations syndicales.
Résultats des courses, c’est à une grève sèche de 3 jours c’est-à-dire les 24, 25 et 26 septembre que le SYNBANK et le SYNASSUR appellent l’ensemble du secteur banque et assurance.


L’objectif de ladite assemblée générale ayant lancé la grève est décliné par Kodjo Nyamikou, le Secrétaire général adjoint de Synbank chargé des assurances: « nous avons d’abord restitué les conclusions de toutes les rencontres et démarches menées avec le patronat et les autorités. Chaque fois que nous obtenons des éléments nouveaux, nous les transmettons à la base. C’est donc dans ce cadre que nous avons réuni nos camarades aujourd’hui, surtout dans le contexte de la grève de 72 heures que nous avons lancée. Nous voulons leur donner de la force et rappeler que la démobilisation n’est pas une option si nous voulons atteindre nos objectifs ».
Et pendant que les organisateurs espèrent atteindre 100% du taux de réussite de la grève, le Ministère de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social de son côté n’apprécie pas la démarche. Dans un communiqué, il estime avoir suffisamment découragé les grévistes de la tenue d’une telle action. Le ministre est allé plus loin en assurant que ‘les conditions d’une grève régulière ne sont pas remplies’.
Pas sûr que cette sortie du ministère en charge du dialogue social suffise à faire reculer le SYNBANK et le SYNASSUR, qui ne jurent désormais que par la grève sèche de 3 jours.

