Par la Rédaction
Au moins 49 personnes sont mortes dans le sud du Nigeria après avoir consommé une boisson alcoolisée artisanale à base de plantes. Une centaine d’autres personnes sont actuellement prises en charge dans les établissements de santé, selon les autorités de l’État d’Ondo. Les cas ont notamment été recensés dans les zones d’Odigbo et d’Irele, où le nombre total de personnes affectées est estimé à 182.
La boisson mise en cause serait une préparation locale connue sous le nom de « Monkey Tail ». Des habitants soupçonnent qu’elle pourrait avoir été contaminée au méthanol, une substance toxique susceptible de provoquer de graves atteintes à la santé. Des survivants ont notamment fait état de malaises soudains et de troubles de la vision. Toutefois, les autorités précisent que l’origine exacte des intoxications reste à établir et que les investigations se poursuivent.
Les services de santé de l’État d’Ondo ont intensifié leur intervention dans les zones touchées. Les équipes médicales prennent en charge les personnes hospitalisées tandis que les autorités cherchent à déterminer l’origine de la substance consommée. La police a également procédé à des arrestations dans le cadre de l’enquête, dont celle d’une personne soupçonnée d’être impliquée dans la production d’une substance potentiellement contaminée.
Cette affaire met aussi en lumière les risques liés à la consommation de boissons alcoolisées produites localement. Ces préparations sont particulièrement répandues dans certaines zones rurales du Nigeria, où elles sont souvent moins coûteuses que les boissons commerciales. Leur fabrication et leur commercialisation peuvent toutefois échapper aux contrôles réglementaires, ce qui soulève des préoccupations en matière de santé publique.
Face à la situation, l’Agence nationale nigériane de contrôle des aliments et des médicaments (NAFDAC) applique notamment une interdiction concernant la commercialisation d’alcool en sachets et dans de petits contenants en plastique. Les autorités poursuivent par ailleurs les investigations afin d’identifier précisément la substance à l’origine des intoxications et d’établir les responsabilités éventuelles. Le bilan de 49 décès reste ainsi lié à une enquête toujours en cours.
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