Par la Rédaction
L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les métiers de l’information et de l’audiovisuel. Mais jusqu’où les médias peuvent-ils aller dans l’utilisation de ces technologies sans compromettre leur indépendance éditoriale et la confiance du public ? Cette question sera au centre de la Broadcasters Convention – West Africa 2026, prévue les 22 et 23 septembre à Accra, au Ghana.
Organisé par Broadcast Media Africa (BMA), l’événement réunira des responsables de médias, des régulateurs, des créateurs de contenus ainsi que des entreprises technologiques venues de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Placée sous le thème « Reimagining Next: AI, Cloud, and the Future of Broadcast Media in Africa », la rencontre entend examiner les transformations que les nouvelles technologies pourraient entraîner dans le paysage audiovisuel africain.
L’intelligence artificielle devrait occuper une place centrale dans les échanges. Plusieurs applications seront notamment examinées, parmi lesquelles l’automatisation des rédactions, l’analyse des audiences, la recommandation de contenus et l’intégration de solutions d’IA dans les environnements basés sur le cloud.
Ces usages peuvent permettre aux médias d’optimiser certaines tâches et de mieux exploiter leurs données. Ils posent toutefois de nouvelles questions sur le rôle des journalistes et sur les responsabilités liées à la production et à la diffusion de l’information.
Pour les professionnels du secteur, l’adoption de l’IA ne doit pas se limiter à une course aux nouvelles technologies. Elle implique également de définir clairement les tâches pouvant être automatisées et celles qui doivent rester sous la responsabilité humaine.
Abdoulie Sey, directeur général de Gambia Radio and Television Services, défend notamment une utilisation de l’IA comme outil d’appui aux professionnels des médias plutôt que comme remplacement du jugement éditorial. Il insiste également sur l’importance de préserver l’authenticité et la crédibilité de l’information.
Cette réflexion intervient alors que les rédactions africaines cherchent à s’adapter à un environnement médiatique de plus en plus numérique, marqué par l’évolution des habitudes du public et la multiplication des plateformes de diffusion.
La convention réunira plusieurs personnalités du secteur audiovisuel africain. Parmi les participants annoncés figurent Amin Alhassan, directeur général de Ghana Broadcasting Corporation, Abdoulie Sey de Gambia Radio and Television Services, Tari Taylaur de la Nigerian Television Authority et Grégoire Ndjaka, directeur général de l’Union africaine de radiodiffusion.
Des entreprises technologiques et des acteurs de l’industrie audiovisuelle, notamment LAWO, SES et VIORY, participeront également aux discussions.
Si l’IA constitue l’un des principaux sujets de la rencontre, les échanges ne se limiteront pas à cette technologie. Les participants doivent également aborder des enjeux liés au cloud, à la cybersécurité, à la lutte contre le piratage, à la monétisation des contenus et à la modernisation des infrastructures audiovisuelles.
À Accra, les médias ouest-africains auront ainsi l’occasion de réfléchir aux conditions d’une transformation numérique capable de tirer parti de l’intelligence artificielle tout en maintenant les exigences fondamentales du journalisme : fiabilité, responsabilité éditoriale et confiance du public.
Cliquez-ici pour nous rejoindre sur notre chaîne WhatsApp


