Par Jean Sovon
Au Zimbabwe, des cliniques mobiles viennent en aide aux adolescentes confrontées aux difficultés d’accès à la contraception et aux services de santé reproductive. À Epworth, près de la capitale Harare, une caravane médicalisée permet aux jeunes filles de recevoir des contraceptifs, des conseils et des traitements contre les infections sexuellement transmissibles dans un cadre discret. Cette initiative répond notamment à la peur du jugement et à la stigmatisation qui empêchent certaines adolescentes de se rendre dans les centres de santé traditionnels.
Le parcours de Kelly Nhedega, devenue mère à 16 ans, illustre ces obstacles. Aujourd’hui âgée de 18 ans, elle souhaite reprendre ses études et suivre une formation d’infirmière. Grâce à la clinique mobile, elle a pu accéder à des contraceptifs et espère mieux maîtriser son avenir. Depuis 2021, la caravane gérée par Population Services Zimbabwe a fourni des services de santé reproductive à plus de 100 000 adolescents dans la région d’Epworth et les communautés voisines, selon les responsables de l’organisation.
Cependant, ces structures sont fragilisées par la diminution des financements internationaux. La réduction de l’aide étrangère menace la continuité des consultations mobiles, alors que les adolescentes restent exposées aux grossesses non désirées et aux risques sanitaires associés. Le gouvernement zimbabwéen affirme avoir investi dans l’achat de contraceptifs et prévoit de poursuivre ses efforts, mais des difficultés de distribution et des obstacles sociaux persistent. Les acteurs de la santé appellent ainsi à renforcer les financements et les services de proximité afin de garantir aux jeunes filles un accès confidentiel et régulier aux soins.
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