Par la Rédaction
La seconde édition du Salon International de l’Entrepreneuriat Féminin (SIEF) a été officiellement ce 22 avril 2026 à Lomé. L’événement porté par la Fondation Citoyens d’Afrique et le KD Group revient avec une question qui dérange autant qu’elle libère : et si le risque n’était pas l’ennemi des femmes qui entreprennent, mais leur meilleur allié ?
Alors que la dernière édition rassemblait plus de mille participants issus de treize pays africains, l’ambition est clairement rehaussée cette année. Le SIEF ne se présente plus seulement comme un salon mais revendique le statut de think tank panafricain, un lieu de production de savoirs autant que de connexions humaines. Un pari audacieux, dans un paysage où les grandes messes entrepreneuriales courent les agendas sans toujours laisser de traces durables. Il s’agira d’un espace où l’on ne vient pas seulement écouter, mais penser, se confronter, réseauter, oser.
« Le SIEF n’est pas juste un événement, ce n’est pas non plus simplement un rassemblement ; c’est une véritable plateforme panafricaine et scientifique au service du développement durable, mais également un think tank de référence pour l’entrepreneuriat féminin », a laissé entendre Dr Kayi Dogbé.

Le risque, ce mal-aimé qu’il faut apprivoiser
Le thème de cette édition « Le risque entrepreneurial dans le contexte africain » aurait pu sembler austère. Il est en réalité d’une brûlante actualité. Sur un continent où incertitudes économiques, instabilité institutionnelle et pressions socioculturelles composent le quotidien de millions d’entrepreneures, la gestion du risque n’est pas une option managériale. C’est une question de survie.
Dr Kayi Dogbé, présidente du salon, n’y va pas par quatre chemins : entreprendre sans risque, dit-elle, est aussi dangereux qu’entreprendre à l’aveugle. Derrière cette formule se cache une philosophie, celle d’une génération de femmes africaines qui ont décidé de regarder l’adversité en face plutôt que de l’esquiver.
« Cette année, nous avons osé franchir le pas vers le risque entrepreneurial, car entreprendre sans risque est tout aussi hasardeux et désastreux qu’entreprendre sans en mesurer les enjeux. Nous assumons pleinement ce thème que nous allons décliner tout au long de cette deuxième édition du salon », a indiqué la présidente du SIEF, Dr Kayi Dogbé.
Et l’adversité, elles la connaissent bien. Le financement, notamment, reste le grand mur. Les fonds existent, les institutions aussi. Mais les critères d’éligibilité semblent souvent taillés sur mesure pour exclure celles-là mêmes qui en ont le plus besoin. C’est précisément ce paradoxe que le SIEF entend décortiquer, avec des académiciens, des décideurs publics, des investisseurs et des entrepreneures autour de la même table.

Le programme alterne les registres avec intelligence. La première journée plongera dans la réflexion universitaire, autour des nouvelles formes que prend le risque sur le continent africain. La seconde descendra dans l’arène du concret, avec des formations pratiques dispensées par l’Académie Africaine de l’Entrepreneuriat avant une clôture en fanfare, portée par le JIPA Talk, en résonance avec la Journée Internationale de la Femme Africaine.
Entre les deux, des panels, des ateliers, des fora, des espaces de bien-être. Et surtout, des conversations vraies entre celles qui cherchent et celles qui ont trouvé.
Un jackpot de Cinq millions
Clou du spectacle, le Grand Prix Africain YAS de l’Entrepreneuriat Féminin ouvrira ses portes aux jeunes femmes porteuses de projets innovants à fort impact, issues de l’Afrique francophone. Dix finalistes seront sélectionnées, accompagnées, exposées. La grande gagnante repartira avec cinq millions de FCFA et un kit d’accompagnement complet. D’autres prix, estimés à un million FCFA chacun, viendront saluer l’audace, la résilience, l’excellence.

« L’entrepreneuriat féminin n’est plus une option, c’est une nécessité. C’est une opportunité pour toute économie. Ce salon incarne parfaitement cette vision : celle d’un écosystème inclusif, innovant et tourné vers l’avenir. À YAS Togo, notre responsabilité est de créer des opportunités, de réduire les inégalités et de donner à chacun, surtout à chaque femme, les moyens de réussir », a souligné Mme Reine Ali-Tiloh Tchakpélé, Manager Sponsoring Événementiel et Visibilité chez YAS Togo.
YAS Togo, sponsor officiel, a mis les mains à la pâte dès le départ. Pour l’entreprise, soutenir le SIEF, c’est parier sur un Togo et une Afrique où les femmes ne sont plus les grandes oubliées de la croissance.

