Par Jean Sovon
Le nord-est du Mali est une nouvelle fois endeuillé par des violences meurtrières visant des populations civiles. Dans la région de Ménaka, des hommes armés ont attaqué plusieurs campements habités par des membres de la communauté Daoussahak, faisant plus de 40 morts selon les premières informations rapportées le 20 octobre 2026 par plusieurs médias. Ce nouvel épisode témoigne de la persistance de l’insécurité dans cette partie du pays, confrontée aux activités de groupes armés.
Selon les informations relayées par la presse locale et internationale, les assaillants, arrivés à moto, ont ciblé plusieurs campements situés à proximité de Ménaka, notamment dans les secteurs de Tinabow et de Tagadayat. Le bureau exécutif de la communauté Daoussahak, également appelée Idaksahak, fait état d’au moins 48 civils tués à Tagadayat. D’autres sources évoquent un bilan supérieur à 50 morts. Ces chiffres restent toutefois à consolider, les informations disponibles faisant état de bilans différents.
Les responsables communautaires attribuent l’attaque au groupe État islamique au Sahel et dénoncent des violences contre des populations sans défense. Une source sécuritaire basée à Gao évoque, pour sa part, de possibles représailles liées à des opérations militaires récentes et à des attaques imputées au Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA). Ces éléments restent à vérifier et ne permettent pas, à eux seuls, d’établir de manière indépendante la responsabilité des assaillants.
Au-delà du bilan humain, ces violences suscitent des inquiétudes quant à la protection des civils et à la situation humanitaire dans la région. Des habitants auraient fui les zones attaquées pour chercher refuge à Ménaka, tandis que les représentants de la communauté réclament une assistance urgente aux personnes déplacées. Dans cette région du Mali, où les groupes armés restent actifs, la sécurisation des populations et l’accès à l’aide humanitaire demeurent des enjeux majeurs.
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