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	<title>Archives des Liberté d’expression - PLUME D&#039;AFRIQUE</title>
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	<description>L&#039;Afrique en un clic</description>
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	<title>Archives des Liberté d’expression - PLUME D&#039;AFRIQUE</title>
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	<item>
		<title>Togo/Médias: Le PPT s&#8217;inquiète des menaces à l&#8217;encontre du journaliste Roger Amemavoh</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 10:54:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Média]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestations]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme en danger]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Roger AMEMAVOH]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Togo, les organisations de presse continuent de monter au créneau pour dénoncer les menaces et intimidations à l'endroit du journaliste Roger AMEMAVOH, suite à son reportage sur le litige foncier dans la zone d'Adétikopé. Après le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) qui tire la sonnette d'alarme, c'est au tour du Patronat de la Presse Togolaise (PPT) d'exiger des autorités togolaises une protection du journaliste à travers un communiqué, rendu publique ce 16 février 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://plumedafrique.tg/togo-medias-le-ppt-sinquiete-des-menaces-a-lencontre-du-journaliste-roger-amemavoh/">Togo/Médias: Le PPT s&rsquo;inquiète des menaces à l&rsquo;encontre du journaliste Roger Amemavoh</a> est apparu en premier sur <a href="https://plumedafrique.tg">PLUME D&#039;AFRIQUE</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Par la Rédaction</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Togo, les organisations de presse continuent de monter au créneau pour dénoncer les menaces et intimidations à l&rsquo;endroit du journaliste Roger AMEMAVOH, suite à son reportage sur le litige foncier dans la zone d&rsquo;Adétikopé. Après le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) qui tire la sonnette d&rsquo;alarme, c&rsquo;est au tour du Patronat de la Presse Togolaise (PPT) d&rsquo;exiger des autorités togolaises une protection du journaliste à travers un communiqué, rendu publique ce 16 février 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire : <a href="https://plumedafrique.tg/togo-menaces-de-mort-contre-le-journaliste-roger-amemavoh-le-synjit-tire-la-sonnette-dalarme/">Togo/Menaces de mort contre le journaliste Roger Amemavoh : Le SYNJIT tire la sonnette d’alarme</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire le communiqué !</p>



<p class="wp-block-paragraph">COMMUNIQUÉ DU PATRONAT DE LA PRESSE TOGOLAISE (PPT) Relatif aux menaces contre le journaliste Roger AMEMAVOH</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite d’un reportage diffusé par la chaîne Capture Médias sur un litige foncier à Adétikope dans la Commune Agoè-Nyivé 6 au <em>lieudit</em> Latékopé, le journaliste Roger AMEMAVOH, reconnu dans le paysage médiatique togolais pour son professionnalisme, fait l’objet de graves menaces et intimidations de la part d’individus hostiles à la vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après échanges avec <em>le confrère</em>, le Patronat de la Presse Togolaise (PPT), profondément indigné, tient à prendre l’opinion nationale et internationale à témoin des menaces persistantes dont <em>il</em> est victime depuis la diffusion de ce reportage, qui tend à devenir une affaire nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PPT est choqué de constater que de sinistres individus trouvent plaisir à proférer menaces et intimidations contre des journalistes qui ne font que leur travail avec rigueur et professionnalisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PPT demande aux autorités togolaises d’assurer, en tout temps et en tout lieu, la protection de Roger AMEMAVOH, afin de décourager toute tentative d’action inique contre la presse et, en particulier, contre la rédaction de Capture Médias.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PPT invite, par la même occasion, les journalistes à s’abstenir de toute réplique intéressée dans les médias.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le PPT appelle l’ensemble des professionnels des médias à redoubler d’effort dans le respect des règles éthiques et déontologiques qui régissent la profession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fait à Lomé, le 16 février 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le PPT,</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président</p>



<p class="wp-block-paragraph">Honoré Kokouda ADONTUI</p>
<p>L’article <a href="https://plumedafrique.tg/togo-medias-le-ppt-sinquiete-des-menaces-a-lencontre-du-journaliste-roger-amemavoh/">Togo/Médias: Le PPT s&rsquo;inquiète des menaces à l&rsquo;encontre du journaliste Roger Amemavoh</a> est apparu en premier sur <a href="https://plumedafrique.tg">PLUME D&#039;AFRIQUE</a>.</p>
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		<item>
		<title>Togo/ Arrestation de Marguerite Gnakade : Le Front Touche Pas à Ma Constitution s&#8217;indigne!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 06:26:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
		<category><![CDATA[Front Touche Pas à Ma Constitution]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Marguerite GNAKADE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Front Touche Pas à Ma Constitution ( FTPMC) a vivement réagi ce mercredi suite à l’arrestation de Marguerite Gnakadé, ancienne ministre des Armées, interpellée à son domicile à Lomé.</p>
<p>L’article <a href="https://plumedafrique.tg/togo-arrestation-de-marguerite-gnakade-le-front-touche-pas-a-ma-constitution-sindigne/">Togo/ Arrestation de Marguerite Gnakade : Le Front Touche Pas à Ma Constitution s&rsquo;indigne!</a> est apparu en premier sur <a href="https://plumedafrique.tg">PLUME D&#039;AFRIQUE</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Par Freddy Roger Amegnignon</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Front Touche Pas à Ma Constitution ( FTPMC) a vivement réagi ce mercredi suite à l’arrestation de Marguerite Gnakadé, ancienne ministre des Armées, interpellée à son domicile à Lomé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué diffusé ce mercredi soir , le mouvement citoyen exprime sa « grande indignation » face à ce qu’il considère comme une action « arbitraire et politiquement motivée ». L’opération aurait été conduite sans présentation de mandat, par des forces de sécurité en cagoules, et en grand nombre ”, peut-on lire dans le communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nathanaël Olympio et ses collègues qualifient cette arrestation de « dérive autoritaire » et d’« abus de pouvoir caractéristique des pratiques rétrogrades du régime en place ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 6 mai 2025, Marguerite Gnakadé s’est illustrée par une prise de position ouverte contre la gouvernance du président du conseil Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis déjà 20 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement estime que cette interpellation s’inscrit dans une dynamique de répression politique visant à faire taire les voix critiques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Aujourd’hui, l’exercice de ses libertés d’expression lui vaut les foudres du pouvoir », souligne le mouvement.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le FTPMC demande la libération immédiate et sans condition de l’ancienne ministre, ainsi que celle de toutes les personnes détenues pour leurs opinions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il appelle également au respect scrupuleux de l’intégrité physique des détenus et alerte sur la situation sanitaire préoccupante de plusieurs d’entre eux, dont certains seraient en grève de la faim.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le porte-parole du Front, Nathaniel Olympio, a pour sa part dénoncé un climat de répression persistante.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Son interpellation s’inscrit dans la volonté du pouvoir de faire taire les voix dissonantes. Madame Gnakadé doit être immédiatement libérée, tout comme l’ensemble des détenus politiques », a-t-il déclaré.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement citoyen déplore en outre l&rsquo;absence de réaction officielle suite à l&rsquo;arrestation de cette figure de la politique togolaise, ce qui alimente les interrogations au sein de l&rsquo;opinion publique…</p>
<p>L’article <a href="https://plumedafrique.tg/togo-arrestation-de-marguerite-gnakade-le-front-touche-pas-a-ma-constitution-sindigne/">Togo/ Arrestation de Marguerite Gnakade : Le Front Touche Pas à Ma Constitution s&rsquo;indigne!</a> est apparu en premier sur <a href="https://plumedafrique.tg">PLUME D&#039;AFRIQUE</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un journaliste arrêté pour avoir osé critiquer le ministre de la Justice au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 11:11:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Média]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Dimitri AGBOZOH-GUIDIH La liberté de la presse au Mali est une nouvelle fois mise à l&#8217;épreuve avec l&#8217;arrestation d&#8217;Alfousseini Togo, directeur de publication du journal Canard de la Venise. Ce dernier a été placé sous mandat de dépôt par le pôle judiciaire anti-cybercriminalité après la parution d&#8217;un article critique sur le ministre de la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://plumedafrique.tg/un-journaliste-arrete-pour-avoir-ose-critiquer-le-ministre-de-la-justice-au-mali/">Un journaliste arrêté pour avoir osé critiquer le ministre de la Justice au Mali</a> est apparu en premier sur <a href="https://plumedafrique.tg">PLUME D&#039;AFRIQUE</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Par Dimitri AGBOZOH-GUIDIH</p>



<p class="wp-block-paragraph">La liberté de la presse au Mali est une nouvelle fois mise à l&rsquo;épreuve avec l&rsquo;arrestation d&rsquo;Alfousseini Togo, directeur de publication du journal Canard de la Venise. Ce dernier a été placé sous mandat de dépôt par le pôle judiciaire anti-cybercriminalité après la parution d&rsquo;un article critique sur le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article, intitulé « La bourde du ministre Mamoudou Kassogué », publié le 8 avril, remet en question une déclaration faite par le ministre, selon laquelle l&rsquo;indice de confiance des Maliens dans la justice aurait bondi de 30 % à 72 % en 2024. Alfousseini Togo décrit ce sondage comme « pas fiable » et souligne les problèmes de corruption et d&rsquo;inefficacité qui continuent de gangrener le système judiciaire malien. Dans son analyse, il pose des questions cruciales sur les droits des citoyens, évoquant les nombreuses personnes détenues sans procès et les leaders politiques contraints à l&rsquo;exil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrestation de Togo a suscité l&rsquo;indignation des organisations de journalistes et des défenseurs des droits humains, qui dénoncent une atteinte à la liberté d&rsquo;expression et un climat de répression grandissant à l&rsquo;égard des voix dissidentes. Accusé d&rsquo;« atteinte au crédit de l&rsquo;État », d&rsquo;« injures » et de « diffamation », le journaliste risque de faire face à des poursuites sévères, dans un contexte où plusieurs personnalités ayant exprimé des opinions critiques envers le gouvernement ont déjà été condamnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;affaire soulève des inquiétudes quant à l&rsquo;avenir de la liberté de la presse au Mali, surtout en période de transition politique. Alors que le pays tente de se stabiliser après des années de troubles, la justice, censée être un pilier fondamental de la démocratie, semble être instrumentalisée pour museler les critiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le procès d’Alfousseini Togo, prévu pour le 12 juin, sera scruté de près par les observateurs nationaux et internationaux. Les organisations de défense des droits humains appellent à une mobilisation pour défendre la liberté d&rsquo;expression et garantir un procès équitable pour le journaliste.</p>
<p>L’article <a href="https://plumedafrique.tg/un-journaliste-arrete-pour-avoir-ose-critiquer-le-ministre-de-la-justice-au-mali/">Un journaliste arrêté pour avoir osé critiquer le ministre de la Justice au Mali</a> est apparu en premier sur <a href="https://plumedafrique.tg">PLUME D&#039;AFRIQUE</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Burkina Faso: Quand les libertés nationales priment sur les libertés individuelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Aug 2024 08:46:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Burkina-Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina-faso]]></category>
		<category><![CDATA[Droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par la Rédaction La conscription au Burkina Faso restreint la liberté d’expression. Elle n’épargne ni les professionnels des médias ni les magistrats. Toute critique sur la gestion du contre-terrorisme par les autorités militaires en place est passible de “punition”. La conscription au Burkina Faso est utilisée « de façon abusive… pour enrôler illégalement des magistrats [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://plumedafrique.tg/burkina-faso-quand-les-libertes-nationales-priment-sur-les-libertes-individuelles/">Burkina Faso: Quand les libertés nationales priment sur les libertés individuelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://plumedafrique.tg">PLUME D&#039;AFRIQUE</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Par la Rédaction</p>



<h3 class="wp-block-heading">La conscription au Burkina Faso restreint la liberté d’expression. Elle n’épargne ni les professionnels des médias ni les magistrats. Toute critique sur la gestion du contre-terrorisme par les autorités militaires en place est passible de “punition”.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La conscription au Burkina Faso est utilisée « de façon abusive… pour enrôler illégalement des magistrats – procureurs et juges ». Leur crime, c’est d’avoir « lancé des procédures judiciaires à l’encontre de partisans de la junte ». Il faut aussi rappeler qu’il n’y a pas que ceux qui travaillent dans le corps judiciaire qui sont interpellés. En effet, les conscriptions « ont lieu sur fond de répression croissante de la junte burkinabè contre les dissidents, les journalistes, les défenseurs des droits humains et les opposants ». Pour les autorités militaires, « les ordres de conscription sont autorisés dans le cadre de <a href="https://www.france24.com/en/africa/20230413-general-mobilisation-declared-in-burkina-faso-after-series-of-jihadist-attacks">“la mobilisation générale” </a>décrétée le 13 avril 2023 », rapporte Human Rights Watch (Hrw). L’Ong observe également l’utilisation illégale de cette mesure pour « faire taire la dissidence ». Ainsi que des « enlèvements et des disparitions forcées de dizaines de détracteurs du gouvernement depuis la fin de l’année 2023 ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, « plusieurs cas d’enlèvements de voix considérées comme hostiles au régime militaire » ont été enregistrés. Depuis septembre 2022, les autorités arrivées au pouvoir par un coup d’État répriment « toute personne qu’elles considèrent comme critique à l’égard de leur gouvernement ». En fait, « elles se sont servies de la conscription pour réduire au silence et harceler des voix indépendantes », lit-on dans le <a href="https://www.amnesty.org/fr/location/africa/west-and-central-africa/burkina-faso/report-burkina-faso/">rapport 2023</a> d’Amnesty international. Le cas le plus illustratif est celui de Boukaré Ouédraogo enrôlé le 22 mars 2023 malgré son handicap visuel. Tout juste après sa critique de « la situation sécuritaire » dans « la commune de Tombouri ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute critique de la situation politico-sécuritaire depuis l’avènement du gouvernement en place est assujettie à un enrôlement. Et ce, dans l’armée, pour aider dans la résolution des conflits à configuration terroriste en zone de conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mode opératoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Huit sur dix des personnes conscrites ont, pour la plupart, porté des critiques sur la gestion de la situation sécuritaire par l’équipe du capitaine Traoré. Ensuite, survient la notification aux concernés ou leur interpellation pour une courte formation avant l’embarquement sur la ligne de front. « Les arrestations arbitraires, les enlèvements et les disparitions forcées de journalistes, d’activistes et de dissidents sont devenues la nouvelle norme au Burkina Faso », commente Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel à Hrw. Pour Arouna Louré, un <a href="https://www.jeuneafrique.com/1430919/politique/au-burkina-faso-histoire-dun-enrolement-force/">ancien conscrit,</a> « le but est d’humilier. Si vous obéissez, ils prennent une photo de vous et la publient sur les médias sociaux pour vous humilier. Si vous fuyez le pays, ils vous traitent de lâche. Et si vous poursuivez l’État en justice, les gens diront que vous êtes aussi un lâche », déplore-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conscription au Burkina Faso se justifie par le fait que « les libertés individuelles ne sont pas supérieures aux libertés nationales », affirme le capitaine Traoré. Rapporte Khadidiatou Cissé. Cet argumentaire ne convainc guère certains acteurs de la société civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les syndicats des avocats et des journalistes burkinabè, comme pour l’organisation Human rights watch par exemple, l’initiative en elle-même « constitue une tentative de faire taire toute opposition pacifique », alors qu’elle « n’a pas tenu sa promesse de rétablir la sécurité au Burkina Faso », <a href="https://www.challenges.fr/monde/burkina-faso-l-enrolement-force-d-opposants-indigne-la-societe-civile_873575">écrit Alessandra Prentice</a>. En vérité, la conscription doit être « autorisée et être conforme au droit national ». Et non le contraire, alerte Human rights watch. « Le recours à la conscription motivée par des raisons politiques viole des normes internationales de protection en matière de droits humains », alerte Hrw. En réalité, « la conscription doit être effectuée conformément à des normes compatibles avec la non-discrimination et l’égalité devant la loi ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Liberté terrorisée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En ciblant uniquement des individus qui ont ouvertement porté des critiques envers la gestion politique des autorités militaires, la conscription au Burkina Faso viole les droits humains. En particulier celui de la liberté d’expression. « Le Burkina Faso a procédé depuis 2022 à la suspension de plusieurs médias étrangers et locaux », confirme Édouard Kamboissoa Samboé. Ces multiples suspensions sont dues aux traitements « tendancieux de l’information sur la crise sécuritaire ». Ce qui induit comme conséquence l’impossibilité « d’informer dans la région », <a href="https://www.la-croix.com/international/burkina-faso-les-medias-victimes-collaterales-de-la-junte-militaire-20240430?_gl=1*jmdwal*_ga*YW1wLW1KdHNxZXdNeVlFbFZlcUlzR0drMFBGWkhmU1FuZWxSS0hzOVpuellkMlNxTVZLbG1kQlFKMXprUkxBdlhmdHY.*_ga_CB77PEKJ0H*MTcyNDc3ODA3Ni4xLjEuMTcyNDc3ODA3Ni4wLjAuMA..">note Marin Paulay</a>. Selon Reporters sans frontières, “le traitement patriotique” de l’information cher au capitaine Ibrahim Traoré” prend à cet effet « petit à petit le pas sur la possibilité d’exercer un travail journalistique rigoureux ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pays des Hommes intègres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières années, les violences envers les journalistes se sont également multipliées. Que ce soit du côté des groupes à référentiels terroristes et des autorités militaires, la peur est présente. Ce qui contraint les journalistes à moins bien exercer leur profession. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce jour, quatre journalistes ont été enrôlés au nom de la conscription au Burkina Faso. Entre autres, il y a Alain Traoré. Rédacteur en chef et animateur de l’émission “Le Défouloir” du groupe Omega Média. Ce dernier, a été kidnappé le 13 juillet à l’aube par des individus se réclamant de l’Agence nationale de renseignement. Pour rappel, la Radio Omega avait déjà été <a href="https://www.lefigaro.fr/international/burkina-suspension-d-une-radio-apres-une-interview-d-un-opposant-au-nouveau-pouvoir-au-niger-20230811">suspendue par le gouvernement burkinab</a>è le 10 août 2023. « Au nom de l’intérêt supérieur national ». Ceci tout juste après avoir diffusé un entretien avec Ousmane Abdoul Moumouni sur le rétablissement du président déchu le 26 juillet au Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même veine, il y a le directeur de publication de L’Événement, Atiana Serge Oulon. Lui aussi enlevé par la même agence depuis le 24 juin de cette année. Cet état de chose a rétrogradé le pays des Hommes intègres de la 58e place en 2023 à la 86e dans le classement de Reporters sans frontières en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <a href="https://www.beninintelligent.com/2024/08/28/conscription-au-burkina-faso-adieu-la-liberte-dexpression/">Bénin Intelligent</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://plumedafrique.tg/burkina-faso-quand-les-libertes-nationales-priment-sur-les-libertes-individuelles/">Burkina Faso: Quand les libertés nationales priment sur les libertés individuelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://plumedafrique.tg">PLUME D&#039;AFRIQUE</a>.</p>
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